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Comment choisir son gestionnaire de patrimoine : méthode, critères et cadre réglementaire

Choisir son gestionnaire de patrimoine ne se limite pas à comparer des performances. Statut réglementaire (ORIAS, CIF), structure de frais, méthodologie d’allocation et conformité au Code monétaire et financier déterminent la solidité de la stratégie. Un accompagnement rigoureux aligne optimisation fiscale et performance nette durable dans un cadre réellement maîtrisé.

Choisir son gestionnaire de patrimoine consiste à vérifier son statut réglementaire (CIF, ORIAS), comprendre son mode de rémunération et analyser sa méthodologie d’allocation d’actifs afin d’aligner stratégie fiscale, sécurité juridique et performance patrimoniale dans un cadre conforme au droit français.

Inflation persistante, pression fiscale accrue, instabilité des marchés, la gestion patrimoniale ne relève plus du confort mais de la stratégie. Selon les données de l’INSEE et de l’AMF, les ménages français détiennent un patrimoine majoritairement concentré en immobilier et en assurance-vie, souvent sans pilotage global.

Dans ce contexte, savoir comment choisir son gestionnaire de patrimoine devient un enjeu. Un mauvais accompagnement peut générer des frais excessifs, une fiscalité mal anticipée ou un risque juridique latent (abus de droit, défaut d’adéquation MIF II).

À l’inverse, un professionnel compétent permet d’articuler trois leviers fondamentaux : la stratégie patrimoniale, la conformité réglementaire et la création de valeur long terme.

La question n’est donc pas seulement “qui conseille ?” mais : qui structure, sécurise et optimise votre patrimoine dans un cadre juridiquement robuste et économiquement cohérent ?

1. Comprendre le rôle exact d’un gestionnaire de patrimoine

Avant d’entrer dans les critères techniques permettant de déterminer comment choisir son gestionnaire de patrimoine, il est essentiel d’en définir précisément la mission. La gestion patrimoniale ne se limite plus à l’allocation d’actifs financiers. Elle s’inscrit dans une approche globale intégrant droit civil, fiscalité, stratégie d’investissement et anticipation successorale.

1.1 Une mission globale : structurer, sécuriser et optimiser

Le gestionnaire de patrimoine procède d’abord à un diagnostic complet. Il analyse la composition des actifs immobiliers et financiers, la situation matrimoniale, le régime matrimonial, la fiscalité actuelle et les objectifs de long terme. Cette phase d’audit constitue le socle de toute stratégie cohérente.

Il ne s’agit pas simplement de recommander un placement. Il s’agit de construire une architecture patrimoniale capable d’articuler rendement potentiel, maîtrise du risque et optimisation fiscale conforme au Code général des impôts. Cette démarche suppose une vision transversale et une capacité d’anticipation.

La conformité n’est pas un détail administratif ; elle protège le client contre les risques de requalification fiscale ou d’inadéquation réglementaire.

Un risque caché apparaît souvent à ce stade : l’absence de vision consolidée. Un patrimoine fragmenté entre plusieurs établissements, sans pilotage global, peut générer des doublons d’exposition, des frais cumulés ou une fiscalité mal anticipée. L’optimisation isolée d’un produit ne compense jamais une stratégie déséquilibrée.

1.2 Le gestionnaire de patrimoine n’est pas un simple distributeur de produits

Il est fondamental de distinguer le conseil stratégique de la vente de solutions financières. Certains acteurs du marché concentrent leur activité sur la distribution de contrats d’assurance-vie, de produits structurés ou de dispositifs immobiliers spécifiques. Cette approche peut présenter un intérêt ponctuel, mais elle ne remplace pas une ingénierie patrimoniale globale.

Choisir son gestionnaire de patrimoine implique donc d’identifier si le professionnel adopte une démarche de conseil indépendant ou s’il privilégie un catalogue restreint. Un univers d’investissement limité peut créer un coût d’opportunité invisible : absence d’accès à certaines classes d’actifs, diversification insuffisante ou fiscalité moins efficiente.

La complexité réglementaire impose également une formalisation rigoureuse des recommandations. La remise d’un document d’entrée en relation, d’une lettre de mission et d’une déclaration d’adéquation participe à la protection juridique du client. L’absence de ces documents constitue un signal d’alerte.

1.3 Les différents modèles d’acteurs : indépendance, intégration ou coordination familiale

Le marché français distingue principalement trois modèles d’intervention.

Le conseiller en gestion de patrimoine indépendant exerce généralement en cabinet autonome. Il peut proposer une architecture dite ouverte, lui permettant de sélectionner des solutions auprès de plusieurs fournisseurs. Ce modèle favorise théoriquement l’objectivité, sous réserve que la structure de rémunération ne crée pas de biais d’allocation.  

La banque privée s’inscrit dans une organisation intégrée à un établissement bancaire. Elle bénéficie d’une capacité de financement et d’ingénierie importante. Toutefois, l’offre peut être majoritairement interne, ce qui limite parfois la mise en concurrence réelle des solutions.

Le family office adopte une approche plus globale et intergénérationnelle. Il coordonne les enjeux juridiques, fiscaux et financiers pour des patrimoines significatifs. Son intervention dépasse l’investissement pour inclure la gouvernance familiale et la transmission. Ce modèle reste cependant réservé à des niveaux d’actifs élevés.

Le véritable enjeu n’est pas de déterminer quel modèle est supérieur, mais lequel est adapté à la complexité de la situation patrimoniale et au niveau d’accompagnement attendu. La sophistication de l’environnement économique actuelle impose une lecture stratégique et non commerciale.

2. Vérifier le cadre réglementaire avant de choisir son gestionnaire de patrimoine

Comprendre comment choisir son gestionnaire de patrimoine suppose une étape préalable incontournable : l’analyse de son cadre réglementaire. Le conseil patrimonial est strictement encadré par le droit français et européen. La vérification des statuts ne relève pas d’un formalisme administratif ; elle conditionne la protection juridique du client.

2.1 Les statuts obligatoires à contrôler

Un gestionnaire de patrimoine peut cumuler plusieurs statuts réglementés selon la nature des prestations proposées.

Le statut de Conseiller en Investissements Financiers est régi par les articles L.541-1 et suivants du Code monétaire et financier. Il implique une adhésion à une association agréée par l’Autorité des marchés financiers et le respect des obligations issues de la directive européenne MIF II.  

Le statut d’Intermédiaire en Assurance est encadré par les articles L.511-1 et suivants du Code des assurances. L’immatriculation à l’ORIAS est obligatoire et vérifiable publiquement. Cette inscription garantit l’existence d’une assurance de responsabilité civile professionnelle et d’une garantie financière le cas échéant.

Lorsqu’il intervient sur des transactions immobilières, le professionnel doit détenir une carte professionnelle délivrée par la Chambre de commerce et d’industrie, conformément à la loi Hoguet du 2 janvier 1970 et à ses textes d’application actualisés.

2.2 Les textes juridiques de référence  

Le cadre d’intervention d’un gestionnaire de patrimoine s’inscrit principalement dans le Code monétaire et financier, mis à jour régulièrement, notamment pour intégrer les évolutions européennes relatives à la protection des investisseurs.

Les stratégies d’optimisation fiscale doivent respecter les dispositions du Code général des impôts ainsi que leur interprétation administrative publiée au Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP-Impôts, version en vigueur au 1er janvier 2026). Une lecture approximative ou partielle de ces textes peut exposer le client à un risque de requalification.

Il convient également de rappeler l’existence de la procédure d’abus de droit prévue à l’article L64 du Livre des procédures fiscales, modifié par la loi de finances pour 2019 et applicable dans sa version consolidée en 2026. Une stratégie exclusivement motivée par un objectif fiscal peut être contestée par l’administration.

2.3 Le risque juridique caché : défaut d’adéquation et abus de droit

Un angle mort majeur réside dans le défaut d’adéquation. Si le gestionnaire recommande un produit inadapté au profil de risque ou à l’horizon d’investissement du client, la responsabilité civile professionnelle peut être engagée. En cas de litige, la documentation remise au moment du conseil devient déterminante.

Un autre risque réside dans l’optimisation fiscale agressive. Certaines stratégies présentées comme “efficaces” peuvent être remises en cause si elles ne reposent pas sur une substance économique réelle. Le coût d’opportunité est alors double : redressement fiscal et pénalités.

Choisir son gestionnaire de patrimoine revient donc à sélectionner un professionnel capable d’articuler performance potentielle et sécurité juridique. La conformité n’est pas un frein à la rentabilité ; elle en constitue le socle.

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3. Analyser le mode de rémunération pour choisir son gestionnaire de patrimoine

Choisir son gestionnaire de patrimoine implique d’analyser son modèle économique avec la même rigueur que l’on analyserait un actif financier.

La structure de rémunération influence l’allocation, la rotation des supports et le coût global supporté sur la durée.

3.1 Les frais d’entrée et de sortie : un modèle encore répandu

De nombreux établissements (notamment les banques) appliquent encore des frais d’entrée ou de sortie sur les supports financiers ou les enveloppes assurantielles.

Ces frais peuvent atteindre plusieurs pourcents du capital investi. Ce chiffrant parfois en plusieurs milliers d’euros...  Ils réduisent mécaniquement la capacité d’investissement initiale et pénalisent la flexibilité stratégique.

Dans une logique patrimoniale long terme, la mobilité du capital constitue pourtant un facteur essentiel d’optimisation.

Une architecture moderne tend à supprimer ces frictions.

Chez Avnear, aucun frais d’entrée ni de sortie n’est appliqué sur les solutions mises en place. Cette structure permet d’arbitrer sans pénalité économique et d’adapter l’allocation aux cycles de marché.

3.2 Les frais internes des supports : le coût silencieux

Au-delà des frais visibles, le véritable impact se situe souvent dans les frais internes des supports d’investissement.

Les fonds traditionnels actifs peuvent afficher des frais annuels supérieurs à 1,5 % voire 2 %, auxquels s’ajoutent parfois des frais de surperformance.

Sur un horizon de quinze ou vingt ans, l’effet cumulatif devient significatif.

Une différence annuelle de 1 % peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur un capital conséquent.

Une approche rationnelle consiste à privilégier, lorsque cela est cohérent avec la stratégie, des supports à faibles coûts structurels.

Avnear privilégie majoritairement des ETF (Exchange Traded Funds) afin de :

- Réduire les frais internes des supports

- Améliorer la performance nette à long terme

- Maintenir une allocation lisible et transparente

L’objectif n’est pas de suivre une mode passive, mais d’optimiser la performance après frais et fiscalité.

3.3 La question centrale : qui bénéficie de la structure de frais ?

Un modèle économique fondé sur :

- Des frais d’entrée élevés

- Une rotation fréquente des produits

- Des supports chargés en frais internes

peut créer un décalage entre l’intérêt du distributeur et celui de l’investisseur.

À l’inverse, une architecture :

- Sans frais d’entrée

- Sans frais de sortie

- Basée majoritairement sur des supports à faibles coûts

favorise la stabilité stratégique et l’alignement long terme.

La performance patrimoniale ne se mesure pas uniquement au rendement brut affiché. Elle s’analyse après frais cumulés et après fiscalité.

3.4 L’enjeu stratégique : performance nette et discipline structurelle

Sur un patrimoine significatif, la maîtrise des coûts devient un levier de création de valeur.

Réduire de manière structurelle les frais :

- Améliore la capitalisation sur la durée

- Réduit la dépendance à une surperformance aléatoire

- Renforce la robustesse de l’allocation

Une architecture patrimoniale cohérente vise la discipline des coûts avant la recherche de rendement spectaculaire.

4. Évaluer la méthodologie patrimoniale et l’allocation d’actifs

Savoir comment choisir son gestionnaire de patrimoine ne se limite pas à vérifier ses statuts ou ses frais. La véritable valeur ajoutée réside dans sa méthodologie. La sophistication des marchés impose une approche structurée, documentée et adaptable.

4.1 L’audit patrimonial initial : fondement de toute stratégie

Toute mission sérieuse débute par un audit complet. Cette phase permet d’analyser la situation civile, matrimoniale et successorale, ainsi que la structure des revenus et la fiscalité actuelle. Elle identifie également les objectifs à court, moyen et long terme.

Conformément aux obligations issues de la directive MIF II, le professionnel doit établir un profil de risque et documenter l’adéquation des recommandations.

Un audit incomplet constitue un risque majeur. L’absence d’analyse successorale peut, par exemple, générer une fiscalité excessive au décès. De même, une mauvaise compréhension du régime matrimonial peut compromettre une stratégie de transmission.

4.2 L’allocation d’actifs : cohérence, diversification et horizon de temps

L’allocation d’actifs représente le cœur de la stratégie. Elle doit refléter le profil de risque, l’horizon d’investissement et la structure globale du patrimoine. En France, les ménages demeurent majoritairement exposés à l’immobilier résidentiel, ce qui peut créer une concentration involontaire.

Une allocation équilibrée peut intégrer différentes classes d’actifs telles que l’immobilier indirect, les supports financiers diversifiés, les fonds non cotés ou les solutions structurées. L’objectif n’est pas la multiplication des produits, mais la complémentarité des expositions.

Choisir son gestionnaire de patrimoine suppose d’évaluer sa capacité à justifier chaque allocation par une logique économique claire. Une stratégie efficace doit expliquer pourquoi une classe d’actifs est retenue, dans quel objectif et avec quel niveau de risque assumé.

Certains investissements offrent une perspective de rendement attractive mais présentent des contraintes de sortie importantes. En période de tension économique, cette illiquidité peut devenir problématique.

4.3 La gestion des risques et les scénarios de stress

Une méthodologie professionnelle intègre l’analyse des risques macroéconomiques, financiers et fiscaux. La volatilité des marchés et l’évolution des politiques fiscales imposent des simulations régulières.

Le gestionnaire doit être en mesure d’exposer l’impact d’un scénario de hausse des taux, d’une correction boursière ou d’un changement législatif. Cette capacité d’anticipation permet de préserver la cohérence globale de la stratégie.

Le risque caché réside souvent dans l’excès de confiance accordé à la performance passée. Les données historiques ne constituent pas une garantie de résultats futurs. Une allocation pertinente doit être résiliente face à différents cycles économiques.

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5. Examiner la qualité du suivi et du reporting

5.1 La fréquence et la structuration des rendez-vous

Un suivi patrimonial sérieux repose sur des points réguliers, au minimum annuels, voire semestriels selon la complexité du patrimoine. Ces rendez-vous doivent permettre d’analyser l’évolution des actifs, la performance nette après frais et fiscalité, ainsi que les changements de situation personnelle.

Un patrimoine laissé sans arbitrage peut subir une dérive d’allocation, notamment après une forte hausse ou baisse d’un marché spécifique.

5.2 L’adaptation aux évolutions fiscales et législatives

La fiscalité française évolue régulièrement par le biais des lois de finances annuelles. Les dispositifs relatifs à l’impôt sur le revenu, à la fiscalité des plus-values ou à la transmission peuvent être modifiés.

Un gestionnaire compétent anticipe ces évolutions en s’appuyant sur le Code général des impôts et les commentaires administratifs publiés au Bulletin officiel des finances publiques.

Une stratégie performante sous un cadre fiscal donné peut perdre de son efficacité après une réforme. L’absence d’anticipation peut générer un coût d’opportunité significatif.

6. Les erreurs à éviter pour choisir son gestionnaire de patrimoine

6.1 Se focaliser uniquement sur la performance passée

La performance historique constitue un indicateur, mais elle ne préjuge pas des résultats futurs. Les marchés financiers évoluent par cycles, et une stratégie performante dans un contexte donné peut devenir inadaptée en cas de retournement économique.

Un gestionnaire sérieux présente des scénarios prospectifs et contextualise les performances. Il distingue rendement brut, rendement net de frais et rendement net de fiscalité.

Une allocation trop exposée à une classe d’actifs en forte croissance peut générer une concentration excessive et accroître la vulnérabilité en phase de correction.

6.2 Sous-estimer les frais cumulés et le coût d’opportunité

Les frais d’entrée, de gestion, d’arbitrage ou de surperformance peuvent paraître limités individuellement. Toutefois, sur un horizon long, leur effet cumulatif peut réduire significativement la valeur finale du patrimoine.

Choisir son gestionnaire de patrimoine implique donc d’analyser la performance après déduction de l’ensemble des frais. Le coût d’opportunité est souvent invisible : une différence annuelle apparemment marginale peut produire un écart substantiel sur quinze ou vingt ans.

6.3 Confondre optimisation fiscale et abus de droit

L’optimisation fiscale légale repose sur l’application des dispositions du Code général des impôts et des commentaires administratifs du Bulletin officiel des finances publiques. Elle suppose une cohérence économique réelle.

À l’inverse, une stratégie exclusivement motivée par un objectif fiscal peut être requalifiée au titre de l’abus de droit, conformément à l’article L64 du Livre des procédures fiscales.

Le risque est double : redressement fiscal et pénalités financières. Le gestionnaire doit être en mesure de justifier la substance économique des opérations proposées.

6.4 Négliger la dimension successorale et familiale

Une erreur fréquente consiste à concentrer l’analyse sur la performance financière sans intégrer la transmission. Or, en France, les droits de succession peuvent représenter une charge significative en l’absence d’anticipation.

Une stratégie patrimoniale efficace intègre les enjeux civils, notamment le régime matrimonial et les clauses bénéficiaires des contrats d’assurance-vie. L’absence de coordination peut générer des conflits ou une fiscalité imprévue.

L’angle mort réside souvent dans la temporalité. Une décision prise sans vision intergénérationnelle peut produire des conséquences fiscales différées mais importantes.

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7. Checklist pour choisir son gestionnaire de patrimoine

- Vérifier l’immatriculation et les statuts réglementaires

- Examiner la lettre de mission et le document d’entrée en relation

- Analyser la transparence des frais et le mode de rémunération

- Évaluer la méthodologie et l’approche patrimoniale

- Comparer plusieurs gestionnaires et prendre du recul

FAQ

1. Comment vérifier la fiabilité d’un conseiller en gestion de patrimoine?

Vérifiez son immatriculation ORIAS, la carte professionnelle si activités immobilières et son assurance responsabilité civile professionnelle.

2. Quel est le coût moyen en 2026 ?

Les honoraires vont de 0,5 % à 1,5 % des actifs par an, les commissions intégrées de 0,5 % à 3 %. Évaluez toujours la performance nette après frais.

3. CGP indépendant ou banque privée ?

Le CGP indépendant offre plus de diversité de produits, la banque privée plus de ressources institutionnelles. Comparez méthodologie et services plutôt que notoriété.

4. Un gestionnaire peut-il garantir un rendement ?

Non, il ne peut garantir de performance. Son rôle est de construire une allocation cohérente et conforme au profil de risque.

5. Quels documents doit-il fournir ?

Lettre de mission, document d’entrée en relation et déclaration d’adéquation MIF II. Ces documents assurent conformité et protection juridique.

6. Peut-on changer de gestionnaire ?

Oui, mais vérifiez portabilité des actifs, frais d’arbitrage et continuité des stratégies fiscales et successorales.

7. Comment détecter un risque caché ou un biais ?

Surveillez les allocations concentrées, les commissions opaques et les optimisations fiscales agressives pouvant être requalifiées en abus de droit.

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Sources  

- Autorité des marchés financiers (AMF) – Statuts, directives et rapports sur la gestion patrimoniale.

- ORIAS – Registre des intermédiaires en assurance et conseillers en investissements financiers.

- Code Monétaire et Financier – Articles L.541-1 et suivants, L.533-12 et suivants.

- Code général des impôts (CGI) – Dispositions fiscales relatives aux revenus, plus-values et transmission.

- Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP-Impôts) – Interprétations administratives et commentaires fiscaux.

- INSEE – Statistiques patrimoniales et économiques françaises, données 2025-2026.

Clause de Conformité Avnear

Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre strictement informatif et pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas un conseil juridique, fiscal, financier ou patrimonial personnalisé, ni une incitation à investir ou à réaliser une opération particulière.

Malgré le soin apporté à la fiabilité des informations présentées et à leur mise à jour, Avnear ne saurait garantir leur exhaustivité ni leur parfaite actualité, la réglementation fiscale et patrimoniale étant susceptible d’évoluer. Les exemples évoqués ont un caractère illustratif et ne préjugent en rien des performances futures ou de situations individuelles.

Toute décision patrimoniale doit être prise à l’issue d’une analyse personnalisée tenant compte notamment de la situation personnelle, familiale, professionnelle et fiscale du lecteur, de ses objectifs, de son horizon de placement et de sa tolérance au risque. Il est fortement recommandé de consulter un professionnel agréé (conseiller en gestion de patrimoine, avocat fiscaliste, notaire) avant toute mise en œuvre.

Avnear décline toute responsabilité quant aux conséquences directes ou indirectes pouvant résulter de l’utilisation des informations contenues dans cet article.

Un audit patrimonial approfondi permet d’identifier les déséquilibres invisibles : concentration immobilière, fiscalité latente, risques successoraux. Avnear construit des allocations cohérentes avec l’horizon de vie, les cycles économiques et les enjeux de transmission.

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